Sœur Marie-du-Sacré-Cœur, quatre-vingt-sept ans
Fille d’une famille paysanne pauvre. Elle fréquente peu l’école et doit assumer les soins de la maison. À peine sortie de l’adolescence, elle est placée comme femme de ménage chez un poète chrétien.
Sa famille est très pieuse et ne fait aucune objection lorsqu’elle lui annonce qu’elle sera clarisse. Elle choisit le monastère de A. parce qu’il n’y a pas d’autres ordres contemplatifs dans la région proche. Elle a vingt et un ans.
Très adroite et méticuleuse, elle se voit confier les travaux d’aiguille les plus délicats : confection des dentelles pour le linge d’autel, repassage des surplis. Lorsque ses yeux ne lui permettent plus de réaliser ces travaux, elle est chargée du rangement du pain d’autel dans la salle communautaire.
Elle est très maigre et toujours souffrante. La mauvaise alimentation ne lui convenant pas, elle mange un minimum. Jamais elle ne se plaint, car elle souffre pour Dieu. Elle parle peu, s’exprime surtout par un regard toujours lumineux.